Charles-Édouard Drouin sacré Jeune talent du vin à Beaune

Charles-Édouard Drouin sacré Jeune talent du vin à Beaune

Charles-Édouard Drouin sacré Jeune talent du vin à Beaune

Vendredi 18/11/2016, au palais des congrès de Beaune, le Groupe des jeunes professionnels de la vigne a organisé la 28e édition des trophées Jeunes talents. Charles-Édouard Drouin, 26 ans, installé à Vergisson, a été distingué.

Il s’est formé à Davayé, Orange, puis Saumur. En passionné de viticulture, c’est aujourd’hui chez lui, à Vergisson, qu’il a choisi de poser ce bagage.

Depuis 2013, Charles-Édouard Drouin est associé aux destinées du domaine fondé par son père, Thierry, au milieu des années 1980. Aujourd’hui, l’exploitation s’étend sur un peu plus de 10 hectares, dont elle tire quatre cuvées de pouilly-fuissé, une de saint-véran, des mâcon-bussières et des mâcon-vergisson ainsi qu’un mâcon rouge.

« C’est vraiment en cave que je m’éclate »

« Ce qui me plaît, c’est de travailler une plante, puis un fruit, puis de laisser s’épanouir un vin derrière, explique le vigneron de 26 ans. J’adore être à la vigne, mais c’est vraiment en cave que je m’éclate ». Il poursuit : « Nous travaillons en lutte raisonnée, de manière logique avec la nature. S’il faut intervenir chimiquement, on le fait. Sinon, on laisse faire le naturel. » Ensuite, Charles-Édouard Drouin vinifie « de manière traditionnelle ».

Une méthode qui paie. Vendredi soir, au palais des congrès de Beaune, ce dernier a été distingué lors de la 28e soirée des trophées Jeunes talents. L’événement, organisé par le Groupe des jeunes professionnels de la vigne, récompense les vignerons âgés de moins de 40 ans ou installés depuis moins de cinq ans.

C’est le niveau et l’homogénéité de leur travail qui sont distingués. Les 62 candidats devaient en effet proposer trois vins du millésime 2014.

En catégorie mâconnais, Charles s’est distingué avec un mâcon-vergisson blanc, un pouilly-fuissé “Métertière” et un pouilly-fuissé “En Buland”. « Cela valorise mon travail en cave et le domaine », réagit-il sobrement.

Reste que cette récompense fait la fierté de son père Thierry : « À mon sens, ce trophée a plus de valeur qu’une médaille. D’autant que ce n’est que le deuxième millésime qu’il vinifie seul ».